Société générale : une com de crise dangereuse…
Publié par gher sur janvier 28, 2008
On le dit souvent, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise stratégie de communication de crise dans l’absolu ; tout dépend de la situation. Mais il y a quand même des stratégies plus difficiles à tenir, notamment celle du « C’ est pas moi, c’est lui… » adoptée par la banque dans l’affaire qu’elle qualifie elle-même de « fraude exceptionnelle ».
La stratégie du bouc émissaire est donc à manier avec précaution. Le petit trader est responsable de tout, la grande banque est sa « victime », Jérôme et Goliath. Ce n’est pas un très bon scénario. De nombreux experts, banquiers et journalistes spécialisés défilent devant les micros et caméras pour expliquer que ce scénario est difficile à croire. Dans les émissions de radio où « les auditeurs ont la parole… », on n’y croît pas non plus. Le gouvernement demande une enquête sous huit jours, ce qui montre à quel point les premières explications ne l’ont pas convaincu. Coup de grâce, le Président de la République fustige les risques des marchés financiers.
La forme n’était pas non plus très heureuse. Le Pdg a qualifié celui qui est encore son salarié de « fraudeur, arnaqueur, terroriste… ». Il a aussi annoncé qu’il renonçait pour six mois à la partie fixe de son salaire. La dernière fois qu’un patron a renoncé à un peu de salaire pour apaiser les critiques, c’était celui de Total au moment du naufrage de l’Erika.



février 6, 2008 à 9:21
Le Pdg a perdu la conduite de la crise peu de temps après, tout en gardant son poste… ce que tout le monde considère comme très provisoire. Donc, on peut dire que le premier message n’était pas le bon…